Sculpture métal contemporaine: comment je travaille

J’aime regarder travailler mes mains, leur laisser donner de la forme au métal qu’elles tiennent avec quelques outils simples qui composent mon équipement d’atelier.

Ce que j’aime le plus dans ce type de sculpture en métal par assemblage, c’est que c’est un travail en « live.

I n’y a pas de structure, pas de plan, juste un croquis vague avec quelques dimensions.

Je vais composer au fur et à mesure. C’est stressant car je ne sais pas vraiment ou mon travail va me mener, mais c’est grisant parce que je découvre  ce qui se crée.  Je dois laisser libre cours à mon intuition, c’est plus encore que mon imagination.

Tour se fait comme si je projetais un hologramme avec mon regard  et que je tisse sur celui-ci les fils d’acier de la sculpture.

La puissance de la visualisation.   mais rien ne serait possible je ne pouvais avant tout cela visualiser mentalement ce que j’ai l’intention de réaliser.

Et cela même si je n’ai pas de plan prédéfini.  Je laisse venir se composer une image sur sur mon écran imaginaire.

C’est une visualisation en 3d. je dois avant de pouvoir débuter la faire tourner ‘dans la tête’ dans tous les sens.  Dessus, dessous, dedans etc…

atelier bernard mages etape création sculpture en métal

Pas de plan tout doit être visualisé à l’avance

creation sculpture en métal, atelier bernard mages

Les fils de métal sont souples et cela d’autant plus qu’ils sont longs.  Cela complique d’autant plus le travail de création qu’il y a un risque de déformation

.  Et moins il y a de fils au départ plus la projection de la visualisation est difficile. 

( c’est un peu comme les premiers coups de pinceaux sur une toile. L’artiste voit déjà le tableau ou presque, mais le premier coup de crayon va déterminer beaucoup de choses)

La pièce ne devient ‘rigide qu’au fur et à mesure du ’tissage’ centimètre par centimètre.   Plusieurs centaines de mètres vont être nécessaire. Un long travail de patience de concentration et de plaisir de créer. 

Ce travail demande aussi beaucoup de confiance en soi, car impossible de revenir en arrière si l’on a commis une erreur.  Se faire confiance, faire confiance à ses mains, faire confiance à la vision qu’on porte depuis le début.

Bien sûr l’expérience apporte un peu de confort, mais pour chaque nouvelle sculpture, il y a comme un nouveau défit, aller plus loin.

Aller plus loin chaque fois

Pour cette sculpture contemporaine des méduses, je cherchais idée qui m’amènerait à créer une pièce plus légère plus aérienne.

J’ai laissé jour mon imagination, mon intuition. Mais en fait c’est le hasard qui m’a apporté l’idée lors d’un reportage télévisuel.

Quand j’ai vu danser les méduses dans les vagues de l’océan, se laissant porter part le flot, mon imagination c’est aussitôt mise en route.

Travailler avec plus de légèreté, la finesse du métal symbolisant les fines tentacules de la méduse allait il supporter le poids de a tête de cette méduse.

Rajouter du  métal, oui mais pas trop, juste ce qu’il faut, pas plus..

Ne pas laisser venir la peur, ou tout au moins ne lui accorder que le statut de ‘signal’ sinon elle vient prendre la place de la visualisation et perturbe voir supplante complètement l’intuition.

Et petit à petit voir la création prendre forme et aussi révéler toutes les sensations qu’elle offre. Une sorte de découverte comme si la sculpture n’était pas sortie de mes mains. C’est aussi cela le miracle de la création.

creation sculpture en métal, atelier bernard mages